Mais pourquoi tant de haine ?

Elisabeth Roudinesco, Guillaume Mazeau, Christian Godin, Franck Lelièvre, Pierre Delion, Roland Gori.
Mais pourquoi tant de haine ?

Ouvrage collectif dirigé par Elisabeth Roudinesco, Guillaume Mazeau, Christian Godin, Franck Lelièvre, Pierre Delion, Roland Gori.

En avril dernier, Elisabeth Roudinesco (historienne, directrice de recherche, habilitée à diriger des recherches, Université Paris-Diderot) a réfuté honnêtement et sans insultes ad hominem l'argumentation développée dans un brûlot contre Freud rédigé par Michel Onfray. Outre ses erreurs et l'invention de faits qui n'existent pas, cet ouvrage bafoue les règles de la méthodologie historique et philosophique. Et il n'est pas le seul! Depuis plusieurs années en effet, on a vu se multiplier de telles publications en lieu et place d'une pensée rationnelle.

Mais voilà que maintenant, l'auteur du brûlot, qui devait bien s'attendre à quelques modestes critiques, attaque, sans le moindre humour, tous ceux qui osent ne pas penser comme lui. Il s'énerve et refuse le débat contradictoire en se disant persécuté : l'arroseur est arrosé.

Le politique, fin de règne

Daniel Le Scornet

2012, 2017 « Laissez-nous faire, on se prépare ! » Un bon programme et cette fois-ci, c'est promis, ça va changer.
Qui peut encore y croire à cette fonction-là de la politique ? Vous y croyez, vous ?
Non, mais comment faire ? Une autre fonction de la politique, du politique est-elle possible ? Un autre imaginaire démocratique ? Cette vision des pouvoirs en surplomb de la société est datée. Elle ne fonctionne plus. Or, des pouvoirs, et non de simples contre-pouvoirs, il en est partout.
Et si nous nous autorisions à les prendre ?

La part du rêve dans les institutions régulation, supervision, analyse des pratiques

Claude Allione

Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation : "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation : l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord ; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vite différents : rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage ; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.

  • En 2020 — 2021, la première édition de CHAIRE À VIF recevra Roland Gori. Initiateur de l’Appel des appels, il est professeur honoraire de Psychopathologie clinique à l’Université d’Aix-Marseille, Président d’honneur du Séminaire inter-universitaire...
  • Carte-Pétition à envoyer en ligne.   Nous exigeons le renforcement des RASED, forts de leurs trois composantes complémentaires (psychologique, relationnelle, pédagogique) pour prévenir et réduire les difficultés scolaires. Les nombreux postes...
  • Samedi 12 Décembre 2020   Débat et discussion de 16h00 à 18h00 autour du dernier livre de :   Roland Gori   « Et si l’effondrement avait déjà eu lieu »   L’étrange défaite de nos croyances
  • A l’origine, l’hôpital était un lieu d’accueil des indigents. Aujourd’hui, avant de pouvoir exprimer la problématique qui vous y conduit, on vous demande votre carte de sécurité sociale, votre mutuelle, si vous avez consulté votre médecin...