• Un monde sans esprit
    Dans le clair-obscur des crises politiques naissent les monstres. Ils naissent du vide culturel d’un monde politique sans esprit, d’un monde où les techniques sont devenues folles, d’un monde qui...
  • Manifeste ADA
    Un nouveau mode de gouvernement des hommes se répand dans toute la société, et d'abord dans la sphère professionnelle : un management par la rivalité et la peur qui, au nom de la dictature de la performance...
  • Ingouvernable
    L'histoire serait-elle un éternel recommencement ? Les pratiques libérales de gouvernement en organisant la société sur les valeurs bourgeoises de compétition et d'individualisme ne conduisent-elles...
  • Manifeste des oeuvriers
    Le désir de retour à l’œuvre sonne à toutes les portes de la vie : la vie de l’humain qu’on soigne, qu’on éduque, à qui on rend justice, qui s’informe, qui se cultive, qui joue, qui s’associe,...

La toute récente «loi de modernisation du système de santé» a suscité depuis un an de vifs et multiples débats, dont la psychologie est loin d’avoir été exempte. Comme en témoignent, parmi toutes les questions ressurgies à cette occasion, celles-ci: y a-t-il encore place pour «une» psychologie dans les politiques de santé? Et dans les pratiques hospitalières? Et, si tel est le cas, de quelle psychologie, et de quelle place, s’agit-il?

Dans un article daté du 4 janvier 2016, Le Monde Afrique signalait « malgré Boko Haram dix bonnes nouvelles pour l’Afrique » pour l’année écoulée. La sixième était, après plusieurs années de disette, la remise du prix de champion de la gouvernance à l’ancien président de Namibie par le milliardaire Mo Ibrahim, président de la fondation éponyme qui a développé un indice pour la promotion de la bonne gouvernance en Afrique.

L’Histoire serait-elle un éternel recommencement ? Sans céder au démon de l’analogie en Histoire, nous réfléchirons, sur les liens étroits qui, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, unissent les crises politiques des libéralismes et l’émergence des populismes.

Par Roland Gori, à lire dans Libération