L’HAS, après avoir il y a une quinzaine d’années déclaré, que les approches psychanalytiques dans le traitement de l’autisme étaient simplement « non consensuelles », vient de faire un pas de plus et les taxer, sans doute pour plaire aux associations de familles les plus farouchement anti-psychanalytiques, de « non recommandées ».

Dans les démocraties contemporaines, l’expertise scientifique est devenue l’un des principaux instruments de gouvernement. Censée éclairer la décision publique, elle tend parfois à la précéder et à la verrouiller. Lorsque les experts définissent eux-mêmes les questions auxquelles ils prétendent répondre, le débat scientifique se transforme en procédure de légitimation. Dans le domaine de la santé mentale, cette dérive devient aujourd’hui préoccupante.

FORUM EN VISIO DIFFUSION

Un grand forum se prépare ! 

Organisé en visioconférence, il sera diffusé en direct par Lacan Web Télévision le 12 mars prochain à partir de 20h. 

La parole sera donnée à de nombreuses personnalités du champ psy : psychiatres, psychologues, psychanalystes. Tous sont vent debout contre les recommandations de bonnes pratiques publiées par la Haute autorité de santé le 12 février. 

Albert Ciccone est professeur émérite de psychopathologie et psychologie clinique (université Lumière-Lyon 2), psychologue, psychanalyste, président de la Convergence des Psychologues en Lutte (CPL) et de l’Association Lyonnaise pour une Psychanalyse À partir de la Clinique de l’Enfant (ALPACE).

Alors que la presse générale n'a de cesse de concentrer ses analyses sur la question du nombre trop important de fonctionnaires ou l'efficacité du service public, à la faveur des échéances électorales, Christelle Mazza décrit, sans filtre, les conséquences très directes de la réduction des effectifs et de la rationalisation statistique du temps sur le fonctionnement de la Justice.

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Par Roland Gori, à lire dans Libération